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Un peu d’histoire

Le commencement…

La commune ne porte sa dénomination actuelle que depuis le 14 juin 1946 suite à la demande du Conseil Municipal de compléter le nom principal par celui du Maréchal Montgomery qui commandait les troupes du Débarquement du secteur.

Auparavant, la commune s’appelait Colleville-sur-Orne pour se distinguer d’une autre localité du département, également en situation littorale, Colleville-sur-Mer.

Le nom appartient à une famille largement répandue en Normandie : il est constitué par l’association d’un nom propre et d’un suffixe « ville ». Ce terme dérive du mot bas latin « villa » qui désignait un domaine agricole. Le nom propre est celui du propriétaire ou du fondateur du domaine.

Il est devenu indéchiffrable dans notre Commune, à la différence de la localité voisine d’Hermanville où le premier élément reste parfaitement lisible (nom germanique : Hermani) On trouve donc probablement à l’origine de Colleville-Montgomery, un domaine d’époque mérovingienne ou carolingienne, sinon un domaine gallo-romain rebaptisé à cette époque. En effet, la Commune se trouve sur le tracé de la voie romaine qui allait de Bayeux à Pont-Audemer, en traversant l’estuaire de l’Orne au « Port de Bénouville ».

Ce noyau original s’étoffe peu à peu au cours des âges. L’importance de l’église montre que, dès le douzième siècle, la communauté paroissiale était bien vivante. Des textes du treizième siècle font mention de Colleville et règlent la destination des dîmes (impôts écclésiastiques) qui y sont levés. En 1434, la commune abrite 76 feux (soit environ 300 personnes). En 1709, la population est identique (78 feux).

La Redoute

Au dix-huitième siècle, le géographe Cassini dresse la première carte détaillée de la France. Elle montre que l’organisation communale actuelle est en place. Le littoral est jalonné de corps de garde destinés à surveiller les côtes menacées par les incursions anglaises. En particulier, l’estuaire de l’Orne est défendu par trois forts construits en 1779 : l’un à la pointe de Merville, le second à Ouistreham et le troisième à Colleville-Montgomery.

Ces redoutes contenaient plusieurs canons et pouvaient loger une trentaine de soldats. Elles remplirent leur office pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire, puis furent désarmées et adjugées à des particuliers.

La Redoute de Colleville-Montgomery subsiste encore aujourd’hui. Vendue par les Domaines en 1833, elle a été rachetée par la Commune dans les années 1980. Seule une partie du bâtiment primitif est restée debout; noyée dans la végétation, elle comporte notamment deux grandes salles voûtées. La Municipalité tente de préserver ce témoin du passé.

La seconde Guerre Mondiale

La commune de Colleville-Montgomery est surtout connue par sa plage, lieu du Débarquement et par l’adéquation de son nom à ce site.

En effet, la plage de Colleville sur Orne a été le lieu du Débarquement le matin du 6 Juin 1944, notamment, des 177 Français du Commando franco-britannique du Commandant Philippe Kieffer et de deux régiments britanniques.

Ils faisaient partie de la gigantesque Armada venue libérer la France et l’Europe de la terreur nazie.

En 1946, en hommage aux libérateurs britanniques et à leur commandant en chef, le maréchal Montgomery, Colleville sur Orne devint Colleville-Montgomery.

Les vestiges de ce jour et les monuments commémoratifs retiennent les visiteurs. Ainsi, le « Site Hillman « est un site essentiel à la compréhension globale du déroulement de « l’opération Overlord » dans le secteur.

Et maintenant …

Colleville-Montgomery (774 hectares) est une commune de la Côte de Nacre, qui se situe à 13 kilomètres environ au nord de la ville de Caen. Elle compte environ 2300 habitants au 1er janvier 2015, (sources INSEE).

Sa localisation géographique en fait à la fois une destination touristique privilégiée et un pôle résidentiel de la grande couronne de l’agglomération caennaise.

Au nord, la Commune est bordée par la Manche sur 670 mètres. Elle est dotée d’une plage de sable fin et d’une digue naturelle où des plants d’oyats abondent.

La Commune dispose de nombreux petits commerces de proximité, adaptés aux besoins des habitants ; ces commerces se répartissent dans deux secteurs de la Commune.

Le premier pôle se situe dans le secteur de la zone littorale, autour de deux grandes surfaces (bricolage et alimentation) près de la RD 514, et comprend également une galerie marchande : fleuriste, cordonnier, bar restaurant, garage, laverie, coiffeur, appareils électroménagers, vêtements ,etc. Le Vivier, plus proche de la plage, complète ces commerces.

Le second pôle se trouve dans le centre-bourg, dans la rue principale et concentre des commerces de proximité et des artisans ainsi que des services (médecin, pharmacien, infirmier, kinésithérapeute, etc).

La Commune dispose également d’une zone artisanale le long de la RD 35 au sud-est du bourg, en direction de Saint-Aubin d’Arquenay.