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Sites historiques

Le site fortifié HILLMAN

A partir de 1942, au sud de la Commune, les Allemands ont construit un site fortifié de 18 emplacements bétonnés souterrains dénommé « HILLMAN », nom de code par les Anglais pour le Débarquement.

C’était le poste de commandement des défenses côtières. Les blockhaus enterrés à 4 mètres de profondeur étaient munis de coupoles blindées. Un réseau complexe de galeries et de tranchées reliaient es différentes positions souterraines.

L’ensemble de la position était stratégiquement bien placé, permettant d’observer la Baie de Seine et les plages choisies pour le Débarquement.! Le 6 Juin 1944, c’est au 1er bataillon du Suffolk Regiment qu’échut la lourde tâche de s’emparer de ces fortifications qui ne purent être prises que le 7 Juin au matin. L’état major britannique avait sous-estimé fortement la capacité de résistance de HILLMAN.

Ce fut un des éléments qui empêcha la 3ème division d’Infanterie britannique de s’emparer de Caen dès le 6 Juin au soir.

Dans les années d’après-guerre, ces emplacement souterrains furent peu à peu comblés de terre et de gravats, ce qui a permis de les conserver en très bon état.

Depuis 1990, une association de Colleville-Montgomery « les Amis du Suffolk Regiment » a entrepris bénévolement et avec l’appui de la Commune de dégager ces blockhaus.

Des visites guidées gratuites sont organisées chaque mardi à 15h00, de Juillet à Septembre. Se renseigner l’Office du Tourisme.

La batterie MORRIS

Une batterie équipée de 4 canons de 105 mm sous casemates, d’une portée de 10 km, appelée point Morris.

Le jour J, seules 3 casemates protègent les pièces d’artillerie.

Les 67 polonais qui occupent la batterie, bien que très protégés, se rendent sans résistance le 6 juin aux hommes du 1st Suffolk Regiment. Choqués par les bombardements aériens, ils ont en effet choisi de sortir rapidement.

La Redoute

Ancienne fortification militaire conçue selon les plans de Vauban comme défense contre les Anglais.

Construite de 1779 à 1782 (comme celles de Merville et Ouistreham), elle contenait deux canons de 24 et un obusier et pouvait loger une trentaine de soldats dans ses deux salles de garde. Il en subsiste une bonne moitié à Colleville Plage au bout de la rue Vauban.

Vendue par les Domaines en 1833, elle a été rachetée par la Commune dans les années 1980. Le cadre de verdure et les 2 grandes salles voutées constituent un site remarquable.

La construction de la redoute de Colleville sur Orne a débutée en 1779 en même temps que celles de Ouistreham et de Sallenelles. La redoute de Colleville comprenait 4 pièces pour trente hommes. Le but était de renforcer les défenses côtières le long de la partie du littoral et de l’embouchure de l’Orne. Elles furent rapidement achevées et ensuite armées de deux canons qui pouvaient tirer à une distance de 1300m des boulets de fonte de 24 kg sous le commandement du Lieutenent-Colonel d’infanterie Hauterne.

Les soldats étaient des volontaires de Colleville et des villages environnants. En 1803, Pierre Bénichon, fils de Jacques, était canonnier volontaire pour 5 ans. Dans un rapport de 1808, le capitaine en chef du Génie de Caen se félicite que les trois redoutes défendent parfaitement l’embouchure de l’Orne. Trois ans plus tard, en mai 1811, l’empereur Napoléon 1er lui-même, lors de sa visite à Caen, s’est particulièrement intéressé à la visite de la fosse de Colleville et de la redoute. Mais la fin de l’Empire, en 1815, entraîne la cessation des hostilités avec nos voisins d’Outre-Manche. Dès lors, les fortifications deviennent inutiles et la redoute de Colleville est désarmée en 1816.

La redoute est mise en vente par les Domaines en 1870 et c’est un particulier de Ouistreham qui l’acquiert. Pendant la dernière guerre, les allemands occupent le bâtiment. Après la guerre, des pierres de la redoute sont employées pour reconstruire certaines maisons et à cette date, il ne subsistait plus qu’une moitié des fortifications.

C’est en 1984 que la Municipalité prend la décision d’échanger une parcelle de terre contre le bâtiment en l’état.

L’église

Saint Vigor, un peu trop oublié de nos jours, était évêque de Bayeux dans le premier tiers du VIème siècle (511-531). Après une longue retraite à Reviers, il s’occupa très fermement du diocèse de Bayeux, chassant les dernières traces du paganisme. Après sa mort, il fut l’objet d’une grande dévotion populaire.! Au VIIIème siècle , un moine anonyme rédigea une biographie du Saint. Parallèlement, on bâtit de nombreuses églises dédiées à Saint Vigor et c’est sans doute de ce moment que date la première église de Colleville.

Elle comporte deux chœurs et une nef romane. les voûtes de la première travée sont de plein cintre.

Les suivantes sont plus récentes, construites en même temps que les arcades qui établissent la communication avec le second choeur du XIIIème siècle. la tour latérale du XIIème siècle est romane, elle se termine par une plateforme, entourée d’un parapet et abrite trois cloches.

Le clocher partiellement détruit lors de la Libération a été reconstruit à l’identique. Les fenêtres sont de style gothique et les vitraux ont été restaurés après la dernière guerre.

A cette église primitive remaniée certainement à plusieurs reprises, succède le bâtiment que nous connaissons actuellement.

La statue du Maréchal Montgomery

Général britannique, il dirigea les forces terrestres du Débarquement de Normandie. Il avait sous ses ordres les seules troupes françaises qui débarquèrent sur notre plage [statue située le long de la D514, près du Camping].

La stèle First British Graves

Le monument est situé avenue du 4ème Commando, à la gloire des troupes de leurs majestés britanniques, le Roi et la Reine, et en mémoire des premiers alliés tombés le 6 Juin 1944.

Le monument en hommage aux commandos

Il marque l’endroit de la plage foulé par les troupes françaises et britanniques du Commandant Kieffer, au matin du 6 Juin 1944.

La stèle en hommage aux fusiliers marins français

Elle fut érigée en l’honneur des fusiliers marins français du Commandant Kieffer qui prirent pied sur la plage à l’aube du 6 Juin 1944 [monument situé avenue du 4ème Commando].